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Trop de nos jeunes vivent le même dilemme : partir dans l’Hexagone pour se former et réussir, ou rester au pays et voir les portes se fermer. Ce choix-là n’en est pas un. C’est une fuite de talents que la Guadeloupe paie deux fois — dans ses forces vives et dans son avenir.
Je crois à une autre voie : développer sur place des filières d’excellence adossées à nos atouts réels. L’économie bleue, les énergies renouvelables, la santé, le numérique, l’agro-transformation — autant de secteurs où la Guadeloupe peut former, embaucher et rayonner dans la Caraïbe.
Cela suppose des moyens pour nos lycées professionnels et notre université, des passerelles solides entre formation et entreprises locales, et une mobilité choisie : partir pour apprendre, oui — mais avec un billet de retour qui mène à un emploi.
Notre jeunesse n’est pas un problème à gérer. Elle est la première richesse de ce territoire, et elle mérite qu’on bâtisse pour elle des raisons de rester.